Ode à notre terre, baignée de la douce lueur du soleil couchant. De la magie simple de la nature, de la lumière des astres, ces mystères séculaires toujours aussi fascinant.
S’aligner avec sa conscience, morale mais également sa conscience du monde autour, n’est pas une quête que notre société actuelle rend facile. Dans un monde où l’accès à la santé, à la nature, au temps, à la spiritualité est influencé par l’économie et la notion de rentabilité, quel regard avons nous sur ce qui nous entoure ? Sur notre capacité à ressentir, se questionner, douter ? Nous souvenons-nous des moments où l’humanité se savait un simple élément d’un écosystème ? Des instants passés à s’émerveiller de la magie de la nature et de ses bienfaits ?
Tous ces questionnements m’ont amenée un jour à la pratique de l’herboristerie, cette pratique millénaire de la médecine, du soin par l’utilisation des plantes. Cette volonté a également été amené par un rejet du système capitalisme, qui influence forcément notre accès au soin mais également les remèdes disponibles. Quand on voit aux États-Unis que l’insuline n’est vendu que par un labo (sans concurrences, donc aux prix scandaleusement élevé), empêchant les diabétiques pauvres et même de classe moyenne à rationner cette hormone nécessaire à leur survie, nous pouvons comprendre que la priorité n’est pas le soin. Les recherches pour développer des médicaments sont d’ailleurs souvent conditionner par leur rentabilité future. On peut également prendre en compte en France, le contexte de pénurie de médecins, cumuler à la méconnaissance de la plupart de leur corps, demandant aux médecins généralistes de traiter rhumes, grippes, COVID, et autres affections saisonnières quand il n’y a déjà pas la possibilité de prendre rendez-vous pour des sujets plus complexes. Sans accuser les personnes inquiètes de leur santé, je tiens simplement à souligner que nous nous sommes éloigner de la médecine populaire, et de ces réflexes « des campagnes » ou de « grand-mère » amenant à une prise en charge personnelle. Trop occupés à travailler 38h par semaine pour pouvoir obtenir ces choses incroyables que sont un toit et de la nourriture (souvent de mauvaise qualité), nous n’avons ni appris, ni la possibilité de prendre le temps de s’écouter. De savoir que nous sommes plus sensibles a l’humidité de novembre et que la bronchite arrive; que si nous avons des ballonnements tous les soirs c’est parce que les laitages ne sont pas pour nous;
J’ai choisi de me former à l’École des plantes de Paris, principalement pour son prisme scientifique (avec des études poussées en botanique). J’y ai rencontré beaucoup de personnes avec des questionnements similaires, sur la place du soin dans notre société notamment, et de la manière dont celle ci avait influencé notre rapport au monde et vice-versa.
Aujourd’hui, lorsque nous avons mal, nous prenons du paracétamol. Diminuant nos douleurs en moins de vingt minutes…